L’Agence du Patrimoine Immatériel de l’Etat

 

L’Agence du Patrimoine Immatériel de l’État (APIE), créée en 2007 au sein du ministère de l’économie, des finances et de l'industrie, et du ministère du budget, des comptes publics et de la réforme de l’État, est unique au monde. Elle a pour mission de faire émerger une culture, des stratégies et des instruments de valorisation des actifs immatériels détenus et produits par les administrations et les opérateurs de l’État. Ce patrimoine collectif, particulièrement riche et varié, possède en effet un potentiel de création de valeur sociale et économique et de modernisation de la gestion publique. L’enjeu est de tirer le meilleur parti de ce potentiel.

Les domaines d’intervention de l’APIE portent principalement sur les marques, les savoir-faire, les bases de données, les archives, les contenus, les lieux qui présentent de l’intérêt pour des tournages de films et des locations d’espaces en raison de leurs qualités immatérielles.

La valorisation du patrimoine immatériel public consiste à prendre des initiatives afin de faire naître des opportunités de création de richesse dans les sphères publique et privée, mais aussi à protéger des actifs qui appartiennent à la collectivité, en évitant leur appropriation indue, ou leur usage à des fins contraires à celles assignées au service public.

L’APIE, qui regroupe en son sein des compétences rarement réunies au sein de l’administration, en droit public, en droit privé, mais aussi en marketing, crée des passerelles entre les secteurs public et privé, pour leur mutuel bénéfice.

Par Claude Rubinowicz, Directeur Général et
Danielle Bourlange, Directrice générale adjointe

« Nous sommes convaincus que la marque peut être un véritable atout pour un service public plus performant. Des collectivités locales bien sûr, mais aussi des institutions culturelles, des hôpitaux, des universités, des établissements publics pensent aujourd’hui leurs identités comme des marques. « Penser marque » c’est d’abord s’interroger sous un angle nouveau sur ce qui fonde son identité, sur l’image que l’on souhaite projeter et sur la façon dont on est perçu. Cette réflexion, novatrice dans la sphère publique, peut constituer un apport extrêmement structurant pour l’ensemble des  orientations stratégiques des personnes publiques et participer, in fine, à l’amélioration de la qualité des services aux citoyens. C’est pourquoi nous souhaitons soutenir la chaire Marques et Valeurs et contribuer ainsi à la réflexion naissante  autour de la notion de marque publique. »